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L’Histoire sérieuse

L'Ère des Marches

Christian St-Germain

Bien que L’Abordage soit une ligue relativement jeune, cela ne lui empêche pas d’avoir une histoire qui remonte déjà à quelques années. En effet, à l’automne 1993, un petit groupe d’individus, dont une majorité était encore aux études à temps plein ou à temps partiel à l’Université de Sherbrooke, décidait de relancer la PLUIS (Première ligue d’improvisation de l’Université de Sherbrooke), fondée quelques années auparavant et qui était disparue de sa belle mort. C’est ainsi que Christian « la Matraque » Saint-Germain, Luc Michaud, Martin Boudreault et Serge Dion, pour ne nommer que ceux-là, commencèrent à faire du recrutement pour la ligue, dont les matchs auraient lieu les mardis soirs au Bahut, feu (sic) bar de l’Université de Sherbrooke. Parmi la première moisson de la ligue, on retrouve entre autres, Pascal Gemme, qui avait connu « La Matraque » dans la LAIR, Ligue amateure d’improvisation régionale, de Granby. Au cours de la saison suivante, laquelle ne durait que le temps d’une session universitaire, Stéphane Plante se joint à la ligue sur invitation de Serge Dion. Les premiers balbutiements de ce qui allait devenir L’Abordage furent difficiles. Le calibre n’était pas toujours égal et les matchs étaient souvent disputés devant des foules qui se comptaient facilement sur une ou deux mains. Cela n’empêcha pas quelques irréductibles de vouloir continuer l’expérience l’année suivante. Cependant, de nombreux anciens de la PLUIS ayant quitté, on décida que la ligue changerait de nom, d’autant plus qu’elle héritait d’un nouveau lieu et d’une nouvelle case horaire. En effet, les matchs seraient désormais joués les lundis soirs à la cafétéria du pavillon multifonctionnel nouvellement construit de l’université. Sous l’impulsion de Dominique Garand, Sigrid Ouellet-Lopez, « la Matraque », Pascal Gemme et d’un nouveau venu, Jean-Pierre Fleury, premier entraîneur attitré de la ligue, l’impro à Sherbrooke prenait un nouveau tournant. La ligue devient alors la LUBIS, Ligue universitaire bizarroïde (en fait le « B » avait toujours été laissé plus ou moins en suspens) d’improvisation de Sherbrooke. C’est au cours de cette année que la CUI, Coupe universitaire d’improvisation, eut lieu pour la première fois à Sherbrooke.

Pascal Gemme

Malgré tout, la ligue continuait d’éprouver des difficultés et les foules n’étaient toujours pas plus nombreuses. L’année suivante, à l’automne 1995, Jean-Pierre, alors assistant-gérant du Bahut, proposa que la ligue y retourne, proposition qui fit rapidement l’unanimité. C’est également à cette époque qu’il fut proposé par Matraque que la ligue adopte de nouveaux règlements. En effet, les pénalités seraient désormais purgées sur le banc par les joueurs fautifs. De plus, la seconde période serait particulièrement riche en catégories alors que les deux autres périodes continueraient de se dérouler normalement. Matraque proposa alors au conseil administratif improvisé (sans jeu de mots) de la ligue, composé de lui-même, de Jean-Pierre Fleury, Dominique Garand et Pascal Gemme, qu’elle adopte le nom de L’Abordage. Pour ajouter au concept, l’arbitre pourrait porter un bandeau sur l’œil tandis que les juges de lignes arboreraient le foulard autour de la tête, éléments qui ne firent qu’un temps. Ce qui importe, c’est que L’Abordage était née. De plus, cette première saison coïncide également par l’adoption de la chanson traditionnelle « La chatte », popularisée par le groupe folklorique Le rêve du diable comme hymne national de L’Abordage. Cette innovation introduite et interprétée par Matraque fit rapidement sensation. Il faut également souligner que la cueillette de joueurs fut particulièrement riche cette année-là.

Éric Moreau

En effet, à la suite de la rencontre de Pascal Gemme et d’Éric Moreau dans un cours de philosophie, ce dernier, passionné depuis longtemps par l’impro, s’était présenté au camp avec toute une pléiade de joueurs, pour la plupart issus de la LIS, Ligue d’improvisation secondaire, et parfois surnommés par les joueurs eux-mêmes « La Valcourt connection ». Parmi cette première fournée de L’Abordage, se retrouvaient de nombreux joueurs qui ont profondément marqué l’histoire passée ou présente de L’Abordage, comme Pierre Arel, Karol Pepin, Gaël et Nova Doyon, Daniel Couture, Jean-François Chérrier, Pierre-Étienne Jacques et bien d’autres. Cela n’empêcha pas la saison suivante d’être difficile, certaines équipes terminant avec des effectifs réduits. Il n’en reste pas moins que c’est avec les débuts de L’Abordage que l’essor de l’improvisation à Sherbrooke commença véritablement bien que les foules n’étaient pas encore constantes. Elles variaient d’une quinzaine à environ une cinquantaine de spectateurs à l’occasion des finales.

Malgré tout, en janvier 1997, la nouvelle administration du Bahut jugea que la ligue n’était pas suffisamment rentable et ne renouvela pas son contrat. Ce fut probablement ce qui pouvait arriver de mieux à L’Abordage. Sur les conseils de Jean-Pierre Fleury, alors arbitre de la ligue, Éric Moreau, alors principale âme dirigeante de la ligue, négocia une entente avec le Café du Palais qui se fit un plaisir de présenter les matchs de la ligue tous les dimanches. Les foules allaient suivre au-delà même des espérances.C’est en effet dans cette enceinte que la ligue allait se développer à la mesure de son potentiel. Un nouvel arbitre, Loïc Franchomme-Fossé, vint d’abord appuyer Jean-Pierre dans sa tâche, pour le remplacer avec brio après son départ au cours de l’année qui suivit. De nouveaux joueurs, tels que Philippe Jolin et Louis-Pascal Cyr, Pascal Cloutier, Sylvain Dutil et des revenants tels que Mathieu Petit et Daniel Couture, amenèrent de nouvelles façons de voir le jeu. Le Café du Palais permettait également à la ligue d’explorer de nouveaux horizons. C’est ainsi qu’à l’été 1997 fut mise sur pieds une ligue d’été qui contribuerait à former des joueurs pour l’automne en plus de garder le contact avec le public. Par conséquent, la saison 1997-1998 fut sans doute la meilleure saison de L’Abordage jusque-là. Après tant de labeur, la magie opérait enfin.

Patrick HP Gagné

Devant cette expansion, la ligue dut se doter progressivement d’une structure afin de permettre à la poignée de forcenés (Karol Pepin, Loïc, Gaël, Pascal Gemme, Mathilde Cazelais, Patrick Gagné, Louis-Pascal Cyr, etc.) qui tentaient tant bien que mal d’aider Éric Moreau dans sa tâche, de prendre une bouffée d’air. Poussée par un public sans cesse croissant qui passa d’environ 80 spectateurs à au-delà de 250 au cours de la seule saison 1997-1998, parfois dans le calme, parfois dans la controverse, la ligue évoluait lentement vers ce qu’elle est maintenant. À la suite du départ d’Éric Moreau du conseil exécutif, L’Abordage connut une période de profonds bouleversements. Les membres du conseil changèrent alors plusieurs fois jusqu’à ce qu’un mode de fonctionnement stable avec un conseil restreint à 4 ou 5 personnes fut élaboré durant la saison 1997-1998, sous l’impulsion, notamment, de Louis-Pascal Cyr et de Patrick « HP » Gagné. Conséquemment, au cours de l’été 1998, le conseil chargeait ce dernier de trouver le financement nécessaire à l’embauche d’un coordonnateur pour la saison 1998-1999. Patrick Gagné proposa également que la ligue délaisse son statut strictement universitaire (devenu symbolique à la suite du déménagement au Café du Palais) pour s’incorporer en Organisme sans but lucratif. Il fut aussi convenu que l’entrée aux matches cesserait d’être gratuite pour passer au coût presque symbolique de un dollar. De plus, Patrick « Hp » Gagné fut engagé par le Conseil à titre de premier coordonnateur salarié de l’Abordage inc., fonction qu’il occupe toujours pour la saison 1999-2000 après sa réélection en assemblée générale. Concrètement, ces restructurations allaient permettre à la ligue de se doter d’un spacieux local pour les ateliers, de nouvelles bandes, de projectiles à lancer à l’arbitre (de magnifiques pantoufles en « Phantex »), d’un nouveau logo, d’un journal officiel, Le Hors bandes, d’une nouvelle charte et un site Internet digne de mention. De plus, l’organisme s’est considérablement impliqué également sur le plan communautaire en étant présent lors d’événements variés pour lesquels d’autres organismes font appel à lui. Cet essor de la ligue a aussi permis à Raymond Valence et Patrick Gagné (déjà impliqués aux niveau secondaire et collégial, d’où sont issus de nouveaux talents comme Phillip Rodrigue, Pierrick Banville et Marc-Antoine Lemay) de fonder à titre personnel la LISSE, Ligue d’impro scolaire supra-estrienne, qui compte déjà 10 équipes à sa première saison 1999-2000 et dont la mise sur pied fut subventionnée par le Gouvernement du Québec.

Karol Pépin

Pendant qu’en coulisses la ligue s’établissait sur des assises de plus en plus solides, la saison 1998-1999 et, surtout, l’été qui suivit furent marqués par les départs. En effet, trois joueurs ayant occupé un rôle de premier plan dans L’Abordage depuis ses débuts ainsi qu’un joueur dont la carrière dans la ligue aura été courte, mais fulgurante, quittaient la ligue pour de nouvelles destinées. En début de saison, ce fut d’abord Pascal Gemme, monsieur Héros obscur, alors entraîneur des Blancs à qui il aura été fidèle pendant toute sa carrière dans L’Abordage, qui annonça son départ. Après à peine quelques matchs, ce fut au tour de Sylvain Dutil, pourtant au sommet de sa gloire, de quitter la ligue après avoir tout raflé au cours de la saison précédente, pour se consacrer à d’autres projets. Puis, à la fin de la saison, c’était Christian « La Matraque » Saint-Germain, ce mythe vivant, ayant remporté de nombreux prix dont celui du meilleur joueur, qui annonçait sa retraite, après avoir consacré à l’impro de nombreuses années ponctuées de moments mémorables et d’improvisations qui résonnent encore dans la tête de nombreux spectateurs. À la fin de la saison d’été, Éric Moreau venait clore le bal en quittant la ligue après lui avoir consacré un temps précieux, en plus d’avoir laissé le souvenir d’un joueur souvent discret mais hautement talentueux et constructif.

Pierre Arel et Daniel Couture

La saison 1999-2000 s’inscrit à la fois dans la continuité tout en marquant en quelque sorte un nouveau départ. De nouvelles figures ont remplacé celles des anciens qui ont quitté, mais le spectacle continue d’être de qualité. De façon générale, depuis ses débuts, la ligue n’aura cessé d’évoluer de façon constante vers de nouveaux sommets. Parmi les joueurs de la première heure toujours actifs, on ne saurait passer sous silence l’apport considérable de joueurs tels que Pierre Arel, Stéphane Plante et Karol Pepin qui tout au long de leur carrière auront contribué à donner à L’Abordage son cachet particulier qui la distingue des autres ligues. Au fil des années, d’autres noms se sont ajoutés, amenant ainsi la diversité et la fraîcheur nécessaires au renouvellement. Avec le temps, des joueurs plus physiques et parfois plus théâtraux se sont ajoutés aux nombreux verbo-moteurs qui caractérisaient d’abord la ligue. De statique qu’il était parfois à ses débuts, le jeu est devenu de plus en plus physique et, par le fait même, vivant. De plus, bien que les éléments féminins continuent d’être difficiles à recruter, on a pu constater au fil des années une nette amélioration en ce qui concerne la place occupée par les filles sur la patinoire. On peut souligner à cet effet les performances de Nova Doyon, qui fut la première fille de la ligue à obtenir une étoile. Plus tard, Gabrielle Dubuc sut s’imposer comme une joueuse de premier plan, tous sexes confondus. Depuis quelques saisons, bien que demeurant moins nombreuses que les garçons, les filles ont su prendre leur place et montrer qu’en improvisation, le sexe importe peu; il n’y a que le talent et la générosité qui comptent vraiment. En cherchant à faire un historique et du même coup un portrait de ce qui fait que L’Abordage est ce qu’elle est, il ne faudrait surtout pas oublier tous ceux qui n’ont pas été nommés et, particulièrement, les membres de l’équipe de soutien actuelle ou passée : les arbitres et juges de lignes qui se sont succédés au fil des années, les animateurs et animatrices, les statisticiens et statisticiennes, les DJ qui contribuent à chauffer l’atmosphère déjà fort bouillante, mais surtout vous, le public, si fidèle depuis les débuts. L’Abordage vous remercie pour votre assiduité et vous souhaite encore de nombreuses excellentes saisons en sa compagnie.

Pascal Gemme, cofondateur de l’Abordage

L'histoire continue!

Les années se suivirent avec aplomb, racontant l’histoire d’une incroyable ascension. Le tournant du millénaire annonçait le véritable âge d’or de l’Abordage : des assistances dépassant régulièrement les 300 adeptes, des files d’attente d’une trentaine de minutes et des matchs disputés dans une chaleur digne d’une d’une forge. C’est entre les années 2000 et 2006 que l’Abordage assume pleinement cette identité de  « mauvais garçon » des ligues du Québec. Les bancs de joueurs du Café du Palais avaient des airs de taverne, et les joueurs y étaient parfaitement à leur place, avec leurs jeans troués, leur clope au bec et leur grosse quille de bière commerciale louche à la main. C’est dans cette atmosphère, sans doute créée par la Valcourt Connection (Pierre Arel et Karol Pépin), que débarquèrent les membres de la Ligotée… Leur entrée fut fort remarquée par un public qui, pris par surprise, fut rapidement conquis. Les Fréchette, Rodrique, Hains, Croteau et feu Banville firent souffler un vent de renouveau sur l’improvisoire. Le public était charmé et certains joueurs, eux, déstabilisés. L’année suivante, en 2001, ce fut au tour de la Windsor Connection (André Gélineau et Alexandre-Sacha Simoneau) de s’inviter à la fête. L’apport de ces groupes changea profondément le style d’improvisation de la ligue. Le jeu devient plus rapide, les punchs plus mordants. Pendant cette époque, appelée également la « Guerre des Étoiles », Pierre Arel trône toujours au sommet. Les Alexandre Leclerc, Stéphane Baillargeon et Mathieu Petit vinrent bien près, mais ne parvinrent jamais à détrôner le maître. La légende nous dit qu’Arel aurait déjà gagné une première étoile dans un match auquel il n’aurait même pas assisté…  

Malgré la divergence entre le jeu de la vieille et de la nouvelle garde, de fortes synergies et des amitiés encore plus solides naquirent de cette union. À cette époque, rien n’aurait pu couler le navire, sauf une chose…

Des difficultés entre les nouveaux propriétaires de ce qui était maintenant les Marches du Palais et la ligue ne laissèrent guère de choix à cette dernière : soit elle déménageait, soit elle s’étiolait peu à peu pour finalement s’éteindre. Un dimanche soir d’automne, après bien des délibérations (et des consommations), l’Abordage décida de changer de cap pour aller plein sud sur la Wellington, vers une terre d’espérance appelée « Téléphone Rouge ».

L'Ère du Téléphone Rouge (La Grande noirceur)

Bien que le déménagement au Téléphone Rouge fût un franc succès, il est à noter qu’il a conduit la ligue à quelques abus. En effet, cette époque a été

marquée par des soirées interminables où les joueurs, encouragés par le staff, sombrèrent doucement dans l’enfer de la consommation. L’arrivée au Téléphone Rouge fut aussi une grande période d’exode des piliers de la ligue. Est-ce que les vieux de la vieille, le noyau dur, allaient accepter ce changement? Lorsqu’un navire sombre, son capitaine reste à bord, mais profitant du changement de lieu, certains des grands noms de l’Abordage accrochèrent leur chandail. Alex Leclerc, Pierre Arel, Stéphane Baillargeon et Karine Grondin préférèrent se retirer dans la gloire. D’autres comme Alex-Sacha Simoneau, Philip Rodrigue, Dany Baillargeon et Raymond Valence prirent la relève. De nouvelles recrues de la LUIS (à ce moment connue sous le nom de KOCUS), notamment Anne-Marie Binette, Xavier Lacroix et Mathieu Dumais, vinrent rehausser le calibre de jeu. Il ne faut pas non plus oublier Mathieu Muir, Sabrina Pariseau, et Alex Martin, qui faisaient alors flèche de tout bois.

Malgré l’apport de ces joueurs d’exception, la ligue avait du mal à séduire le public sur une base hebdomadaire. Jadis l’une des ligues qui attiraient le plus de public au Québec, elle se retrouva alors à quelque part dans la moyenne. Les gens qui avaient connu l’époque du Café du Palais commençaient à dire : « Dans le temps des Marches, c’était tellement… ».C’est tout de même entre les murs du Téléphone Rouge que certains des membres influents de la ligue firent leurs premiers pas : Samuel Fleury, Raphael Poggetti Bernardi, Andréanne Chagnon et Jean-François Mailhot, pour n’en nommer que quelques-uns.

Après quelques années de débauche, un récif apparut soudainement sur le chemin du navire : le Téléphone Rouge allait fermer ses portes à la fin de l’an de grâce 2009. Prise au dépourvu, la ligue se demanda si elle pourrait continuer son voyage ou si sa fin était venue. C’est ainsi qu’Amélie Bergeron prit le gouvernail et, avec les anciens membres encore actifs, orchestra le retour de la ligue du côté nord de la Wellington, vers le Boquébière, nouvelle microbrasserie au futur incertain, mais rempli de promesses.

L'Ère du Boq

Simon Turcotte

C’est en collaboration avec le jeune Boquébière et grâce au travail acharné de notre nouvelle directrice artistique, Amélie Bergeron, que fut mis en place un décorum qui allait faire la renommée de la ligue à travers le Québec. L’Abordage fut un jour le mauvais garçon des ligues de la province. Maintenant, le Québec en entier veut reproduire notre façon de faire, notre décorum, et ça, nous le devons à Amélie Bergeron. Le déménagement au Boquébière fut providentiel. Les craintes exprimées se sont avérées sans fondement. Peu à peu, les nouveaux membres prirent de plus en plus de place au sein de la ligue, laissant nos pionniers se reposer quelque temps. À l’époque, on descendait les marches pour aller à l’Abordage, et si aujourd’hui on descend toujours des marches pour atteindre les portes du Boq, c’est pour y voir un Abordage renouvelé, au jeu tout aussi rapide, mais plus moderne.

Simon Courchesne

Depuis bientôt dix ans, les joueurs et joueuses de l’Abordage brûlent les planches du Boquébière, écrivant l’histoire de l’improvisation sherbrookoise en établissant leur ligue comme étant l’un des meilleurs endroits au Québec pour pratiquer cette forme d’art des plus ludiques.

Alexandre-Sacha Simoneau, Jean-François Mailhot, Alexandre Beaudoin, membres de l’Abordage